« Je suis comme saint Thomas, je ne crois que ce que je vois ! »
Sans doute avez-vous déjà entendu cette phrase ? Peut-être même l’avez-vous déjà prononcée vous-même ? Il y a une saine prudence qui s’exprime dans une telle parole : il s’agit de ne pas faire preuve de crédulité, de ne pas croire naïvement tout ce qui se dit, de ne pas accorder notre confiance au premier venu.
Vous l’avez sans doute remarqué : l’épisode des tentations au désert est totalement absent du récit de l’évangile de S. Marc. Alors que Matthieu et Luc évoquent les fameuses trois tentations, Marc se contente de dire laconiquement :
« Jésus resta quarante jours, tenté par Satan ».
Mais il précise aussitôt : « il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient ».
Il ne s’agit pas d’un détail mais bien d’une description de ce qu’est Jésus, de sa mission, de ce pourquoi il est venu sur la terre.
Dans quelques instants, nous allons nous venir en procession pour recevoir une marque sur notre front. Que représentent ces cendres à votre avis ?. On a coutume de dire qu’elles sont faites à partir des rameaux bénis de la dernière semaine sainte.
Intéressant, n’est-ce pas ?
Ces rameaux que nous avions levés alors que nous avancions également en procession, vous vous souvenez ce qui s’était passé une fois arrivés dans l’église ?
« De partout on venait à lui », venons-nous d’entendre en conclusion du passage de l’Evangile de Marc porté à notre méditation en ce dimanche de la santé.
Ce verset est aussi le thème de ce dimanche de la santé qui, cette année, coïncide avec celui de la journée mondiale des malades célébrée les 11 février, en la fête de ND de Lourdes.
« De partout on venait à lui ». N’est-ce pas notre démarche aujourd’hui, nous qui venons d’horizons très divers mais habités d’un même désir, celui d’aller à Jésus ressuscité ? Sûrs de sa présence, nous venons lui partager nos joies, lui confier nos peines et nos attentes, et écouter ce qu’il veut nous dire.