Homélie du dimanche 10 mai 2026. 6ème Dimanche de Pâques. Frère Silvère,op.
« Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l'espérance qui est en vous. » (1 P 3, 15)
Cette espérance, chers frères et sœurs, c’est que Dieu nous a créés pour le bonheur. Le bonheur qui commence ici-bas et qui trouve son accomplissement plénier et parfait dans la participation à la vie de Dieu – la vie de Dieu à laquelle nous sommes tous destinés –. Ce projet a été mis en difficulté par le péché. Mais, gloire à Dieu ! Par son incarnation, sa mort et sa résurrection, le Christ nous a libérés du péché et de la mort pour une vie nouvelle qui nous procure le bonheur en Dieu. Le Christ a déjà acquis le salut pour nous, salut qui nous procure le bonheur. Toutefois, il revient à chacun de prendre conscience de cette vérité de foi, de l’accueillir et de la vivre. Pour nous, les baptisés, c’est cette vérité que nous devons vivre et annoncer. C’est ce que fut la vie des Apôtres, des disciples et des chrétiens de l’Église primitive. C’est ce que saint Luc nous rapporte dans les Actes des Apôtres. Aujourd’hui, il nous rapporte l’expérience de Philippe à Samarie, expérience qui a été appuyée par Pierre et Jean.
Manifestement, le discours de Jésus se situe dans un contexte tendu, quelque peu polémique. Les pharisiens à qui il s’adresse dans un langage qu’on pourrait qualifier d’imagé, de parabolique, ne semblent pas comprendre. Jésus parle à des hommes qui sont sensés donner l’exemple. Les pharisiens sont des juifs observants qui prétendent vivre la loi intégralement. Mais tous ne sont pas des modèles de vertu.
Dans l’enclos des brebis peuvent s’introduire des gens malfaisants, que Jésus qualifie de bandits, de voleurs. Ils escaladent les murs plutôt que de passer par la porte.
Le carême est bien plus qu’un temps de privation, un effort d’ascèse. Ce n’est pas un exploit, une volonté de dépassement de soi, de vaincre nos faiblesses. C’est d’abord le temps d’une rencontre, d’une ouverture du cœur.
Le jeûne, la prière et le partage sont des moyens pour nous aider à retrouver le sens profond de notre humanité.