Alors que nous sommes dans l’année liturgique C, les lectures de ce dimanche, comme celle de dimanche dernier sont extraites de l’année A pour tenir compte des scrutins de nos catéchumènes.
A l’occasion de ce deuxième scrutin, je vous invite à méditer sur la lumière. Cette lumière que les catéchumènes vont recevoir lors de leur baptême dans la nuit Pascale, et que nous recevrons, nous aussi, cette nuit en renouvellement de notre baptême.
Cette lumière, c’est celle du Christ ressuscité qui vient illuminer nos vies, guider nos pas dans nos ténèbres pour nous montrer le chemin du bonheur qui mène à Dieu et nous faire entrer dans son intimité.Mais encore faut-il que nous soyons en capacité de voir, de reconnaitre et d’accueillir cette lumière. Pour cela, il nous faut guérir de cette cécité innée qui est enracinée dans notre condition humaine de pêcheur.Le récit de la rencontre de Jésus avec la Samaritaine que nous venons d’couter est d’une densité inouïe qu’on ne saurait épuiser. Mais ce soir, mon attention se porte juste sur la soif de Jésus et celle de la samaritaine. Jésus rencontre une femme de Samarie qui se pose beaucoup de questions sur sa vie, sa relation avec Dieu et avec le prochain. Elle est angoissée par des doutes et sent le poids de ses péchés. L’heure à laquelle elle vient au puits ne relève certainement pas du hasard. C’est l’heure où il est rare de rencontrer des gens. Cette femme semble ne pas être en paix avec elle-même. Cette situation de désharmonie intérieure pourrait s’aggraver au contact des gens. Elle n’est pas à l’aise avec son passé, tellement il est lourd. Mais, elle n’est peut-être pas à l’aise non plus avec son présent. Elle s’isole pour avoir une certaine paix. Elle évite les rencontres.
Il y a bien des choses que nous ne supportons pas. Pour beaucoup de personnes, c’est de se retrouver seul. Tout seul face à soi-même. La solitude est certes une épreuve mais néanmoins salutaire.
Jésus n’hésite pas à aller au désert, seul pendant 40 jours. Il quitte la foule amassée au bord du Jourdain après son baptême. La foule, il la retrouvera sous peu et elle ne le lâchera plus. Mais pour l’heure, le voici seul, avec pour unique soutien l’Esprit Saint qui repose sur lui en plénitude, l’Esprit qui l’assiste dans sa confrontation avec le diable, le démon, le tentateur… Ce que vit Jésus pendant ces 40 jours, c’est ce que nous vivons pendant toute notre vie. Sans cesse tentés, souvent sans même nous en rendre compte.